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Il est par conséquent primordial que le tireur continue à viser après le départ du coup de manière à conserver l’immobilité de son arme. Pendant le déclenchement du coup, il y a des centaines de muscles, nerfs et articulations qui accomplissent un travail très complexe : Tous doivent être coordonnés entre eux et, au moment le tireur atteint le point de rupture, seul le muscle de l’index doit se rétrécir légèrement pour pouvoir exécuter un lâcher du coup parfait. Il s’en suit une réaction corporelle intense lorsque le projectile est expulsé hors du canon et que le recul se répercute dans le corps du Pistolier. Non maîtrisé, le déclenchement peut donc provoquer des mouvements involontaires d’autres muscles parasites. Or, pendant cette fraction de seconde que dure le lâcher du coup, chaque réaction musculaire peut dévier le projectile de sa trajectoire initiale, expliquant souvent pourquoi le tireur obtient un coup auquel il ne s’attendait pas ! Ceci s’explique par le fait que le projectile met un certain temps pour quitter le canon et, pendant ce laps de temps, tout mouvement parasite va ruiner la trajectoire initialement prévue. Sachant que le pistolet saute au départ du coup, le Pistolier averti va donc observer le saut que fait son arme, afin d’y déceler une erreur technique commise, ce qui lui permettra ensuite d’apporter une correction efficace. Chaque écart constaté avec la position initiale signifie une erreur : un mouvement indésirable pendant le processus du lâcher du coup une erreur d’encrossement un coup arraché ou poussé !
Au départ du coup, dans un système à explosion, la poudre est allumée par l’action du percuteur. Le projectile se détache de la douille et se voit projeté au travers du canon. La force de déplacement du projectile crée le recul, car l’arme subit une accélération inverse à celle du projectile, mais cependant nettement plus lente que le projectile lui- même, en raison de son poids : L’arme est en effet 2000x plus lourde que le projectile. Pour le tir au moyen d’un pistolet à air comprimé, le phénomène est identique, car c’est la poussée de l’air dans le canon qui provoque le saut de l’arme au départ du coup. Sans résistance le pistolet partirait droit vers l’arrière, le projectile se déplaçant, quant à lui, dans la direction se trouvait le canon, lors du départ du coup. Du fait de la position au pistolet à bras franc, le bras soutenant l’arme va lui-même absorber le choc du recul, provoquant un mouvement vers le haut, car c’est il n’y a plus de résistance ! Si la résistance ne s’effectue pas normalement, à savoir si des tensions musculaires surgissent durant le laps de temps que dure le recul, le saut de l’arme ne s’effectue alors pas en ligne droite contre le haut. A ce stade, le projectile risque de ne pas encore avoir quitter le canon et sa trajectoire se verrait alors influencée directement par des tensions parasites ou par un relâchement soudain de la musculature avec, comme conséquence, un coup dévié de sa trajectoire initiale. Plus le calibre est élevé (ici du 9mm) et plus le saut de l’arme sera accentué, au départ du coup. La vidéo jointe vous en fait la démonstration :

Le saut de l’arme au départ du coup

Zoom sur... la technique de tir

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